Partager l'article ! Mettre l’environnement à sa place dans la campagne présidentielle !: Nous reproduisons ci-dessous une interview de José Bov ...
Les élections municipales, c’est déjà du passé.
Plus Verts que jamais, nous reprenons notre chemin dans un état d’esprit Vertement positif. Bien évidemment, être constructif n’exclut pas la lucidité et la vigilance, voire la mobilisation et la résistance.
Les enjeux locaux sont imbriqués dans des
problématiques plus vastes.
Nous faisons nôtre la maxime écologiste : «penser globalement, agir
localement ».
Comme ces dernières années, pour construire
à long terme et
répondre à l’urgence, vous pouvez compter sur nous.
Pour l’équipe de « Bagnolet en Vert »
Pierre MATHON
Nous reproduisons ci-dessous une interview de José Bové, qui déplore la faible part des considérations environnementales dans la campagne des Présidentielles (dans Huffingtonpost http://www.huffingtonpost.fr/2012/02/10/jose-bove-environnement_n_1268680.html?ref=fb&src=sp&comm_ref=false).
Faut-il le répéter, visiblement, c’est nécessaire, la crise est indissociablement sociale et environnementale. Et les solutions résident dans la conversion écologique de l’économie.
Pierre Mathon
« José Bové : « Les questions environnementales sont devenues des questions subsidiaires »
Alors qu’Eva Joly présente ce samedi son "contrat écologique pour la République, le porte-parole de la candidate et lui-même ancien candidat à l'élection présidentielle, José Bové déplore la marginalisation des questions environnementales dans la campagne. Lui qui avait soutenu la candidature de Nicolas Hulot lors de la primaire écologiste s'inquiète du "silence assourdissant" de la classe politique et des médias sur le sujet.
L'absence de débats sur l'environnement est-il lié aux difficultés que rencontre Eva Joly dans cette campagne
?
Ce qui est évident, c'est que poser aujourd'hui le problème de la crise de manière globale et environnementale ne passe pas du tout dans la campagne. La présidentielle est une élection
franco-française qui survalorise le discours national au détriment de l'Europe et du reste du monde. C'est la logique du cocorico qui impose un discours courtermiste alors que nos réponses
portent sur le long terme. Les engagements des candidats se font sur cinq ans quand nos propositions s'inscrivent sur une génération et à l'échelle globale. Conséquences, les questions
environnementales sont traitées de manière subsidiaire. Prenez le débat autour de la délocalisation de production de voitures. Jamais on ne pose la question du coût global et environnemental de
ce problème.
On avait pourtant la sensation que les idées écologistes avaient infusé dans la société française...
À l'évidence, elle n'a pas du tout été intégrée par les autres candidats. On est même dans une régression totale. Prenez François Hollande au Bourget: rien sur l'écologie. Prenez Sarkozy à la
télévision: rien non plus. C'est le retour de la vision à l'ancienne, du fantasme de l'homme seul capable de régler tous les problèmes. Il est évident que, face à l'ampleur de la crise, la
solution, c'est la promotion d'une Europe intégrée. Mais dire cela lors d'une présidentielle, c'est prendre le risque de passer pour un anti-Français.
N'est-ce pas le rôle du candidat écologiste que d'imposer ces sujets dans la campagne?
C'est la responsabilité de tous les candidats mais aussi des médias. Or il n'existe ni volonté politique ni harcèlement médiatique pour faire émerger ces questions. Eva Joly fait ce qu'elle peut
pour mettre l'accent sur ces problèmes. Mais chaque fois qu'elle parle, c'est le tir de barrage ou le silence total. Quand elle est rentrée de Fukushima, personne n'en a parlé. Et vous allez voir
au Salon de l’Agriculture. Tous les politiques passeront tâter le cul des vaches, mais personne ne parlera d'agriculture durable.
Nicolas Hulot aurait-il fait mieux selon vous?
C'est un secret pour personne que j'ai soutenu Nicolas Hulot pendant la primaire. Peut-être aurait-il eu plus de facilité à imposer ce type de débats. En 2007, le Pacte écologique avait amené
quelque chose de manière ponctuelle. Aujourd'hui, c'est le zapping. Et le broyage des candidats non issus du sérail politique est effroyable. Peut-être Nicolas Hulot se serait-il fait broyer lui
aussi. Mais tout cela, c'est de la politique fiction. »
AGENDA
Samedi 2 et dimanche 3 juin, fête de Bagnolet. Le meilleur (carnaval, spectacles, clowns etc.) et le pire (banquet gratuit offert "au peuple" avec l'argent des contribuables ... dans une ville surendettée)
Mercredi 6 juin : Point Information Energie de l'agence MVE ("Maîtrisez Votre Energie") dans le hall de la Médiathèque de Bagnolet de 15 à 18 heures
Samedi 9 et dimanche 10 juin, Festival des murs-à-pêches à Montreuil
Dimanche 10 juin : premier tour des élections législatives
http://www.bagnoletenvert.com/article-mes-raisons-personnelles-de-voter-razzy-hammadi-106077499.html
Dimanche 17 juin, deuxième tour des législatives.
Pétitions
Pour que la tragédie d'Amina Filali ne se reproduise pas
https://secure.avaaz.org/fr/forced_to_marry_her_rapist_fr/?aVRsWbb
Action franco-indienne contre l’implantation d’une usine Michelin à Thervoy Kandigai http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N18922
Gaz de schiste, pour l'abrogation des permis : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/gaz-schiste-abrogation-permis-381.html
Pour sauver l'aqueduc de la Dhuis et sa coulée verte
http://www.petitionpublique.fr/?pi=dhuis
Pour un aménagement de la Corniche des Forts respectueux de la nature et la sauvegarde du bois de Romainville
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=CORNICHE
Pour interdire l'accès aux corridas aux enfants de moins de 16 ans
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoAssinada.aspx?pi=P2012N19762
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